Les prémices de la colonisation de l’espace géographique se traduisent dans un premier temps par un jeu d’achats et de ventes de terres entre grands propriétaires.

 

En 1749 : une concession de terrains (entre ravine-Sèche et celle de Saint-François) aurait été accordée à Monsieur à Mr LE TORT qui en 1770 aurait lancé l’ouverture du premier chemin de Saint-Benoit à la Plaine-des-Palmistes d’où l’appellation « Rampes Le Tort ». De nombreux propriétaires se succèdent à la tête de cette contrée, dont Monsieur Hubert DE MONTFLEURY considéré comme un grand homme d’action qui fonde en 1796 un établissement agricole « Les Sables »(situé à l’ouest), mais comme le cite Bory DE SAINT-VINCENT chroniqueur de la fin du XVIIIè siècle, cette tentative se soldera par un échec

 

En 1816 : Le Gouverneur BOUVET DE LOZIER, accueille favorablement l’idée de colonisation de la Plaine-des-Palmistes

 

En 1828, Monsieur THOMAS, Ordonnateur de son état, travaille à la mise en valeur des terres intérieures, dont celles de notre village, avec une répercussion quasi immédiate : l’élargissement du chemin de la Plaine dès 1882

 

Dès 1830 : un ancien militaire, FLEURY et sa femme Alexandrine accompagné de leur esclave, rejoints par 4 colons décident de s’installer : l’intérêt pour l’exploitation de ces terres ne cesse de croître

 

En 1834 : Monsieur Patu de ROSEMONT est rapporteur et président d’une commission « d’exploration des Plaines des Palmistes et des Cafres »

 

Le 05 janvier 1849 : une autre commission est chargée de déterminer les terres appartenant au Domaine s’inscrit dans le droit fil d’une mise en valeur des Plaines

 

Le 10 mai 1849 : La commission composée de personnalités tels que Messieurs Hubert DE LISLE, Président, PATU DE ROSEMONT, le Coat DE KERVEGUEN Paul REILHAC,  TEXTOR DE RAVISI, rapporteur lance les bases sérieuses de la colonisation

 

Le 30 août 1850 : le Gouverneur DORET proclame le chemin de la Plaine « Route Nationale » et souhaite que la Plaine-des-Palmistes soit le grenier à vivres de la colonie

 

Le 04 novembre 1851 : il décrète juridiquement et administrativement la colonisation de la Plaine-des-palmistes. Des concessions de terres sont faites gratuitement à des personnes devant toutefois obéir à des règles précises : défricher et cultiver leur parcelle (soit la culture du caféier moka). Les affaires administratives sont confiées dans un premier temps à un conseil municipal provisoire composé de hauts fonctionnaires nommés « syndic de la colonisation » ; des hommes et des femmes installés : un village naît alors

 

Le 6 novembre 1857 : la paroisse Sainte-Agathe est érigée et dirigée par le Père BONNEAU Jean-Pierre : la première église s’édifie au cours de l’année 1859

 

En 1859 : la première agence municipale présidée par Mr Richard ADOLPHE veille aux premiers pas de la localité. Une vie politique se met progressivement en place, avec des dissenssions entre Richard ADOLPHE et Etienne LAFEUILLADE

 

Le 26 août 1859 : sort un arrêté modifiant la dénomination de « localité » en terme de « District Spécial »

 

Le 22 novembre 1859 : le lieutenant d’Infanterie TEXTOR DE RAVISI, reçoit l’ordre du Gouverneur GRAEB d’occuper avec quelques militaires le poste de Sainte-Agathe, situé au centre du futur village (ligne zéro) : les objectifs étant d’une part d’étudier l’accroissement des ressources agricoles et d’autre part de faciliter les opérations stratégiques nécessaires dans un  moment de danger

 

En mars 1860 : un cyclone met à rude épreuve les habitants de la Plaine-des-Palmistes : inondations , ravages des récoltes, noyades d’animaux…Malgré tout , des déchirements au sein de l’Agence Municipale se poursuivent

 

En juillet 1862 : Les autorités supérieures décident d’écarter Monsieur Richard ADOLPHE au profit de Monsieur Gustave PIGNOLET DUFRESNE

 

En 1863 : Construction de la première mairie au premier village (actuelle bibliothèque) ; en même temps soucieux de la salubrité publique : un médecin est installé : Monsieur Jacques BRUNET

 

En 1865 : Le nombre d’habitants passe de 1400 (1852) à 1665

 

En janvier 1868 : Monsieur Henri CORNU prend la présidence de la localité : on assiste à un renforcement de la brigade : prend effet en 1872 avec l’arrivée des messieurs TUTELLY CLARIVOT et DUGAIN Lambert

 

En 1873 : Au recensement on dénombre 1753 habitants

 

Le 04 mai 1874 : ouverture d’une école primaire

 

En 1875 : Monsieur CORNU est remplacé par Monsieur Louis DECOTTE à la tête de l’Agence

 

 En janvier 1880 : Monsieur HOAREAU Dalmas fait un passage éclair à l’Agence : il meurt en juin 1880 et est remplacé par Monsieur Louis CARRON

 

En 1884 : Monsieur DE BALMANN prend la direction de l’Agence. Au cours de cette année émerge l’idée de transformer l’Agence  en Commune

 

En 1886 : Malgré la volonté de changement de statut l’Agence accueille un nouvel arrivant : Mr D’AMBELLE DE PEINDRAY Alfred

 

En 1887 : Est créé et occupé le premier poste de garde champêtre : il s’agit de Mr Alfred DELATRE

Au recensement de cette année : 1480 habitants

 

En 1894 : Création d’un dépôt central de rhum apprécié par les palmi-plainois et le 08 juillet installation d’un poste T.S.F. ( Téléphone Sans Fil)

 

Fin 1898 et officiellement en janvier 1899 : La Plaine-des-Palmistes est érigée en Commune .

Le premier Maire de la Commune est : Louis CARRON

 

En ce début du 20è siècle : le village traverse une période difficile : un cyclone ravage l’île dont la Plaine-des-Palmistes : Le nouveau maire doit faire face aux grandes difficultés causées par le passage du cyclone ; malgré tout une lueur d’espoir : avec la vente de l’eau du Bras-cabot : qui devient une activité florissante améliorant le sort des habitants de 1900 à la moitié du XXè siècle.

L’état d’indigence  ne s’améliore pas avec la Première Guerre Mondiale (1914-1918) à cause du manque d’aliments de base ( le riz devenu une denrée rare)

 

En 1918 : Une épidémie de typhoïde et de grippe espagnole font des ravages au sein de la petite communauté

La culture du maïs se développe (à défaut de riz) : céréale qui sera utilisée sous  toutes ses formes

 

Les maires se succèderont de 1923 à 1943 : Messieurs Bernard GINET, Marcely ROBERT, Alfred CAILLE, Georget VOLCY et Aimé PAYET

 

La Seconde Guerre Mondiale aura à nouveau pour conséquence le manque cruel de vivres de riz notamment et rationnement de toute alimentation mais aussi la perte d’êtres chers morts aux champs de bataille

 

De 1943 à 1945 : Monsieur Gaston CROCHET est élu Maire pour la première fois et lance les travaux comme le captage des sources, la distribution d’eau potable, l’électrification du village et le désenclavement de la Petite Plaine par le chemin départemental ; même s’il a favorisé le développement de l’agriculture, il assiste impuissant à l’échec de la culture du thé

 

De 1945 à 1953 : Monsieur Eugène ROCHETAING lui succède et à partir de 1946 : le vent de la décolonisation commence à souffler : la Réunion devient Département Français : Monsieur Eugène ROCHETAING qui inaugure cette nouvelle période de départementalisation voit s’ouvrir d’autres horizons pour l’amélioration de la nouvelle commune

 

De 1953 à 1971 : Monsieur Gaston CROCHET élu pour la deuxième fois

 

De 1971 à 1989 : Monsieur Marcel BOISSIER succède à Monsieur CROCHET avec sa nouvelle majorité

 

De 1989 à 2008 : La préparation au IIIè millénaire de notre humanité apparaît dans les années 1990, après la première élection de Monsieur Marc Luc BOYER en 1989 qui dirige la commune pendant 19 ans jusqu’en mars 2008. On assiste à un véritable boum dans la création des infrastructures (Espace Culturel Guy Agénor, Salle des Fêtes les Goménolés, Mairie)  ainsi qu’au développement culturel enjeu national et local (installation de la bibliothèque en lieu et place de la première mairie),  La Plaine-des-Palmistes connaît également  un véritable essor sur le plan social (création de logements) afin de faire face à l’accroissement de la population.

 

De 2008 à 2014 : Election de monsieur Jean-Luc SAINT-LAMBERT

 

En mars 2014 : 4ème  élection de Monsieur Marc Luc BOYER à la tête de la Collectivité La continuité de la réalisation du IIIè millénaire est lancée